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2014-05-23
INJONCTION TRANSCANADA - SUIVI

DERNIÈRE MISE À JOUR: 29 mai 2014

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ledevoir.com - 23 mai 2014

PORT PÉTROLIER DE CACOUNA

Les travaux sont reportés, mais toujours prévus

TransCanada a accepté d’attendre une décision de Québec avant de procéder à des forages en milieu marin

Sous le coup d’une demande d’injonction pour faire bloquer le début de ses travaux dans le secteur de Cacouna, TransCanada a finalement accepté vendredi d’attendre une décision du gouvernement du Québec avant de procéder à des forages en milieu marin. Si la pétrolière obtient le feu vert, les travaux risquent d’être menés au cours de la période la plus risquée de l’année pour les bélugas.
 
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et, en fin d'après-midi du 23 mai (16h55), cet avis de la part de TransCanada parvenait à L'EPIK:

TransCanada se réjouit de la décision rendue par la cour supérieure de reporter indéfiniment la requête en injonction.

Comme vous le savez, TransCanada est un chef de file, riche de plus de 60 ans d'expérience, dans le développement responsable et l'exploitation fiable de l'infrastructure énergétique nord-américaine, y compris les oléoducs et gazoducs, ainsi que les centrales de génération d'électricité et les installations de stockage du gaz.

Nous agissons en tout respect des lois et règlements en vigueur dans les différents endroits où nous avons des opérations, et c’est ce que nous faisons depuis près d’un an dans le cadre du projet d’Oléoduc Énergie Est. TransCanada possède d’ailleurs tous les permis et autorisations nécessaires de Transport Canada et du Ministère des Pêches et Océans Canada.

De plus, nous avons obtenu la confirmation officielle du Ministère des Pêches et Océans Canada que les sondages géotechniques que nous avons prévus ne nuisent pas aux espèces marines compte tenu des mesures d’atténuation proposées, notamment eu égard aux bélugas.

Nous avons appris récemment des autorités provinciales qu’une autorisation serait requise de leur part, et nous avons accepté de collaborer. Ainsi, nous avons décidé de soumettre une demande pour obtenir un certificat d’autorisation en vertu de l’article 22 de la Loi sur la qualité de l’environnement et une demande en vertu de l’article 128.7 de la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune.

À ce jour, les prélèvements n’ont pas encore débutés et ils ne débuteront pas tant qu’une décision des instances provinciales ne sera pas rendue. 

L’Oléoduc Énergie Est est un projet économiquement porteur pour les Québécois et tous les Canadiens, et il opèrera en tout respect de l’environnement et des communautés qu’il traversera.

Je demeure disponible pour toute demande de renseignement supplémentaire.

Philippe Cannon
Porte-parole
Oléoduc Énergie Est
 
 
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ledevoir.com - 28 mai 2014

Ottawa dit non à une étude des parlementaires pour le port pétrolier de Cacouna

 

Le comité permanent de Pêches et Océans Canada a rejeté mercredi une motion du NPD qui aurait forcé le fédéral à expliquer « la base scientifique » qui justifie l’autorisation accordée à TransCanada pour mener des travaux de forages en milieu marin à Cacouna.

Selon ce qu’a appris Le Devoir, la motion, présentée par le député François Lapointe, demandait que le comité se réunisse avant l’été « afin de se pencher sur les préoccupations croissantes de la population et du milieu scientifique relatives à la menace immédiate que représentent les travaux » menés par la pétrolière albertaine dans les eaux du Saint-Laurent. TransCanada souhaite réaliser d’ici quelques semaines des forages afin de déterminer où serait construit son futur port d’exportation pétrolière.

M. Lapointe, député de Montmagny — L’Islet — Kamouraska — Rivière-du-Loup, souhaitait ainsi que des représentants de Pêches et des Océans viennent fournir au comité permanent « la liste complète des conditions établies par le ministère pour ces travaux et la base scientifique sur laquelle sont fondées ces conditions ». Le libellé de la motion incluait également l’idée d’établir « quelles activités auraient été sujettes à une évaluation environnementale fédérale en vertu de la Loi canadienne sur l’évaluation environnementale si celle-ci n’avait pas été abrogée ».
 

Silence à Ottawa

Mais aucun de ces éléments ne sera dévoilé publiquement puisque le comité a décidé mercredi en fin de journée de rejeter la motion néo-démocrate, qui avait été présentée lundi. Il n’a pas été possible de savoir quels députés ont voté en faveur ou contre la proposition puisque la rencontre se tenait à huis clos, sur ordre du gouvernement de Stephen Harper. Les conservateurs détiennent la majorité au sein de ce comité et contrôlent donc les votes.

 

TransCanada a déjà une autorisation du fédéral de procéder à des forages dans le Saint-Laurent. Celle-ci est valide jusqu’en novembre. Elle couvre donc toute la période de fréquentation par le béluga de cet habitat essentiel la survie de l’espèce.

 

Pêches et Océans Canada a précisé qu’aucun permis n’était requis pour les travaux de levés géotechniques à venir, comprenant des forages. Mais une porte-parole a affirmé que le ministère « surveillera » le déroulement des opérations qui seront menées au large de Cacouna. Des « conditions » à la réalisation des travaux ont effectivement été transmises par écrit à TransCanada, a indiqué la porte-parole de Pêches et Océans. Mais elle a refusé de transmettre une copie de ces conditions au Devoir.

 

Accélérer l’évaluation

Le gouvernement Harper a par ailleurs appuyé récemment un peu plus sur l’accélérateur dans l’évaluation environnementale du projet de la pétrolière albertaine. L’Office national de l’énergie a en effet publié la liste des questions qui seront permises lors des audiences portant sur l’oléoduc Énergie est de TransCanada, et ce, avant même le dépôt officiel du projet.

 

Cette « liste de questions » stipule clairement que les intervenants ne pourront pas aborder les impacts de ce projet de transport de pétrole brut sur les émissions de gaz à effet de serre du Canada. Pas question non plus de discuter de l’épineux dossier de la production du pétrole des sables bitumeux. Or, c’est précisément ce type de pétrole qui coulera dans ce tuyau, à raison de 1,1 million de barils chaque jour.

  

Silence à Québec

Sous le coup d’une demande d’injonction pour faire bloquer le début de ses travaux en milieu marin dans le secteur de Cacouna, TransCanada a accepté vendredi d’attendre une décision du gouvernement du Québec avant de procéder à des forages en milieu marin. 
 
Si la pétrolière obtient le feu vert, les travaux risquent d’être menés au cours de la période la plus risquée de l’année pour les bélugas. Selon les spécialistes qui étudient l’espèce depuis plus de 30 ans, l’implantation d’un port pétrolier pourrait précipiter l’extinction de cette espèce emblématique de la fragilité du Saint-Laurent.
 
Le gouvernement libéral de Philippe Couillard n’a toujours pas pris position concernant ce projet pétrolier. Le premier ministre a toutefois manifesté son préjugé favorable lors de la campagne électorale.
 

Avec ce projet de transport d’énergie fossile, qui doit être complété en 2018, le Québec deviendra un joueur clé dans la mise en marché et l’exportation du pétrole des sables bitumineux.

 

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