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2013-12-05
NOTRE RESPONSABILITÉ DE PARRAINS suivi

PAGE EN ÉVOLUTION...  (Dernière mise à jour: 20 mai 2014) 


EN TANT QUE PARRAINS de «Ondine» (voir l'article précédent: Ondine, notre béluga régional), l'avenir de la population de bélugas du Saint-Laurent, relié au nôtre, devrait faire partie de nos préoccupations.

Notre béluga nous convaincra-t-elle que le fleuve, comme la terre, n'est pas un canal ni un égout, mais un milieu supportant la vie?

Saura-t-elle nous dire qu'elle n'est pas qu'un point blanc flottant au large, mais une amie, mammifère comme nous, ayant droit à un milieu sain pour vivre, grandir et se reproduire en toute liberté?

Saura-t-elle nous faire comprendre que, si son milieu de vie est menacé, le nôtre l'est du même coup?

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- Cette préoccupation avait fait, en tout cas, l'objet d'une MOTION UNANIME des députés de l'Assemblée nationale le 5 décembre 2013:

 « Que l’Assemblée nationale exprime sa plus vive inquiétude face au projet de TransCanada de construire un terminal pétrolier à Cacouna et aux impacts que ce projet pourrait avoir sur l’habitat du béluga dont la population est en déclin. »

AssNat 

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- À la fin d'octobre 2013, les chercheurs qui suivent l'état de la population de bélugas du Saint-Laurent faisaient un constat troublant: 24 OCTOBRE 2013 LES BÉLUGAS DU SAINT-LAURENT SONT EN DÉCLIN par Véronik de la Chenelière | Enjeux (Baleine MagazineEn 2012, les mortalités anormalement élevées de bélugas nouveaux-nés ont sonné l’alarme. Au cours de la dernière année, les scientifiques qui travaillent sur le béluga ont redoublé d’effort pour pousser plus loin les analyses des données recueillies au cours des 30 dernières années. Leur constat est alarmant : les bélugas sont en déclin depuis le début des années 2000. Et les mortalités récentes pourraient aggraver cette tendance.

LA PAROLE AUX CHERCHEURS

Stéphane Lair, vétérinaire en charge du programme de nécropsie des bélugas - (...) Aucun béluga né après 1971 n’est mort du cancer. Mais, finalement, la population est frappée par d’autres problèmes, vraisemblablement en lien avec les changements climatiques. C’est très inquiétant.

Robert Michaud, directeur scientifique du GREMM et spécialiste du béluga du Saint-Laurent - (...) L’avenir des bélugas est étroitement lié à notre volonté et à notre capacité de suivre et comprendre les bouleversements auxquels ils sont et seront de plus en plus soumis. La protection du Saint-Laurent et de ses habitants nécessite un engagement à long terme.

Véronique Lesage, chercheure mammifères marins à l’Institut Maurice-Lamontagne de Pêches et Océans Canada (...) Le déclin amorcé au début des années 2000 coïncide avec des changements importants dans leur écosystème, des changements qui créent des conditions environnementales défavorables. On n’a peut-être pas de contrôle direct ou immédiat sur ces conditions, mais on peut agir sur les stresseurs qui résultent de nos activités, comme le trafic maritime, le dérangement dans les aires sensibles pour les mères et les jeunes, la contamination, les atteintes aux habitats et la compétition avec les pêcheries.

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- Le 25 novembre 2013, on avait pu voir et entendre, au bulletin d'information de Radio-Canada: PORT PÉTROLIER À CACOUNA: INQUIÉTUDES POUR LES BÉLUGAS - La construction d'un terminal maritime à Cacouna relance le débat sur la protection de cette zone critique de l'estuaire.

Cette diffusion avait connu un impact certain puisque, le même jour, une pétition était lancée sur le site de PÉTITIONS CITOYENNES d'AVAAZ.ORG adressée ainsi: Ghislaine Daris, mairesse de Cacouna: Sauvez les bélugas dans le St-Laurent. 

Depuis sa mise en ligne le 25 novembre, 7384 personnes l'avaient signée au 4 mars 2014 et la pétition a atteint 8600 signatures le jour de Pâques, 20 avril 2014, connaissant un regain suite à l'annonce de la réalisation de travaux de levés sismiques susceptibles d'avoir un impact sérieux sur les bélugas déjà revenus dans le secteur et ce, avant qu'aucune évaluation du projet n'ait été faite, pour grimper en flèche dans le mois suivant en dépassant les 21 000 le 20 mai!

 

Petition20mai

Quelle attitude aura la Municipalité? Quelles précautions prendra-t-elle? Quelles conditions exigera-t-elle? Quelles décisions prendra-t-elle? Plus de 21 000 personnes, d'un océan à l'autre et, certains, d'outremer, vont maintenant garder l'oeil sur Cacouna, non parce qu'il fait partie des «plus beaux villages du Québec», mais pour voir si «L'OR NOIR» lui fera oublier la précieuse «RICHESSE BLEUE» qu'il a le privilège de receler sur ses côtes et, en conscience, la responsabilité de protéger.

Une grande question demeure: la double vocation (environnement naturel exceptionnel et site industriel ouvert à tout promoteur) que semble encore se donner la municipalité est-t-elle viable, ou même, vivable?

Tant que la question va demeurer suspendue au-dessus de nos têtes, tant qu'on refusera de vouloir définir et limiter les développements acceptables, tant qu'on ne prendra pas les mesures pour permettre la viabilité de ces deux vocations, bien des projets et des initiatives, créateurs d'emplois eux aussi, ne verront pas le jour, diminuant d'autant le pouvoir d'attraction de la municipalité. 

Déjà en novembre 2006, en conclusion de son rapport d'enquête et d'audience publique (Rapport 230), la Commission d'examen conjoint du projet d'implantation du terminal méthanier Énergie Cacouna prévenait ainsi la municipalité:

«Le terminal méthanier s'implanterait sur un terrain fédéral zoné industriel mais situé à l'interface avec un milieu humain à caractère patrimonial et récréotouristique et un milieu naturel côtier possédant une forte biodiversité terrestre et marine. L'insertion de cette infrastructure industrielle majeure confirmerait la vocation industrielle de la municipalité de Cacouna, mais apporterait des changements significatifs à son caractère villageois, notamment sur le plan paysager, et pourrait constituer un frein au développement local du tourisme et de la villégiature.

La commission note qu'aucune installation industrielle majeure n'existe à Cacouna, même si l'aménagement du port en eau profonde remonte à 40 ans et qu'il jouxte le deuxième plus vaste parc industriel au Québec. Depuis 25 ans, quelques projets industriels ont été envisagés, incluant un terminal méthanier. La commission reconnaît la vocation industrielle donnée il y a plus de 40 ans à la municipalité de Cacouna, soutenue par une partie de la population, mais elle considère comme tout à fait légitime que des citoyens veuillent développer leur milieu en cherchant à tirer profit des attraits existants. Elle comprend aussi leur crainte que la simple possibilité d'un projet industriel majeur qui se fait attendre ne continue à inhiber leurs projets ou les fasse vivre dans l'incertitude. La commission estime que la municipalité est à la CROISÉE DES CHEMINS et qu'une décision négative sur le projet de la part des autorités gouvernementales ou du promoteur relancerait le débat sur son avenir.» (Rapport 230, page 172)

 7 années ont passé, et nous nous retrouvons toujours au même point...

Quoique, en page 18 de l'EPIK du 19 décembre 2013, l’inspecteur en bâtiments annonce que «... le Comité consultatif en urbanisme, en collaboration avec le Conseil, effectuera, dans les prochaines semaines, une révision complète de notre règlementation pour les zones industrielles. »... «Le temps est peut-être venu de se brancher... sur l’avenir qu’on veut, pour nous, mais surtout pour les générations qui vont suivre.» peut-on lire dans l'Éditorial de ce numéro: Se brancher, oui, mais à quoi? 

À suivre...
 
 
 
 
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- Le 20 décembre 2013, à 21h00, pendant la diffusion de l'épisode 2 «Le chant des rorquals à bosse» à 1000 jours pour la planète: l'Aventure humaine, (ICI Radio-Canada), le public, via Facebook, pouvait clavarder en direct avec le biologiste Jean Lemire.
ClavardageBaleines
J'ai pu lui poser une question en lien avec notre population de bélugas du Saint-Laurent qui, elle aussi, s'exprime par des vocalisations... Voici l'échange:

1000 jours pour la planète Yvan Roy nous demande : Peut-on faire un parallèle entre le chant des Baleines à bosse et le chant des Bélugas? Est-ce que le haut niveau de leur comportement social et vocal ne pourrait pas être un facteur déterminant pour justifier un statut de protection plus élevé quand leur «pouponnière» est menacée comme dans le projet de Terminal pétrolier à Gros-Cacouna?

Jean Lemire à Yvan: Les baleines à bosse chantent presque exclusivement en période de reproduction, durant l’hiver, et seulement lorsqu’ils sont en route vers les aires de reproduction. Dans l’Atlantique, c’est autour du Banc d’Argent, en République Dominicaine, que les rorquals à bosse se regroupent en hiver. Dans le Pacifique, c’est dans le secteur des îles d’Hawaï. Les bélugas du Saint-Laurent sont des résidents du grand fleuve et ne migrent pas. Le chant des baleines est une démonstration éloquente du haut niveau social de ces animaux. Les humains, qui ne comprennent pas encore toute la portée de ces alliances sociétales chez ces animaux évolués, devraient faire preuve de précaution. Le Saint-Laurent, comme le Banc d’Argent ou les îles Hawaï, doivent être protégés, point à la ligne. Jamais on ne pourrait accepter un terminal pétrolier à Hawaï ou même à proximité du Banc d’Argent… Alors le même principe de précaution devrait s’appliquer ici!

 
Vous pouvez vous rendre sur le site et retrouver les 133 échanges qui ont eu lieu durant l'heure de l'émission. À la fin des échanges, il a terminé ainsi: 
Jean Lemire Allez, profitez maintenant du congé du temps des fêtes. Merci encore pour vos commentaires, vos questions et votre incroyable loyauté envers cette mission précieuse. Au nom de toute l'équipe de 1000 jours pour la planète, merci!
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- Dans un article du Devoir intitulé Les photos marquantes de l’an 2025 4 janvier 2014 | Huguette Guay - Mont-Carmel | Actualités en société, l'auteure commente le montage de treize photos illustrant les événements marquants de 2013 et fait la réflexion suivante: « Allez voir ces photos et vous verrez que dans plusieurs des cas, les événements illustrés étaient prévisibles, car souvent conséquences de choix politiques et économiques. Comme le dit l’expression, " c’est écrit dans le ciel ! " Ceux qui écrivent dans le ciel, ce sont trop souvent nos décideurs politiques donnant la main au monde économique.(...) j’imagine un montage possible de photos d’événements marquants de l’année 2025. J’y vois une photo rappelant la mort des derniers bélugas du Saint-Laurent, près de Trois-Pistoles. Une autre photo illustre une marée noire dans le fleuve (à quel endroit déjà ?). Et la troisième présente des personnes catastrophées, en colère. En effet, c’est difficile de photographier la contamination des nappes phréatiques au Bas-Saint-Laurent. (...) 

Si les photojournalistes ont la responsabilité de nous montrer la réalité telle qu’elle est, nous, nous avons la responsabilité de la regarder cette réalité, et cela, avant qu’elle ne devienne une photo de catastrophe. Il nous appartient de protéger notre eau, notre milieu de vie, l’avenir de nos enfants, notre planète. Ceci en reconnaissant notre dépendance au pétrole et notre besoin d’avoir du travail dans les régions. Il nous appartient de recadrer les promesses de retombées payantes des compagnies et de participer au passage obligé vers des énergies moins polluantes. Ce que je nous souhaite en l’année 2014, c’est la conscience de notre pouvoir citoyen, et surtout l’exercice de ce pouvoir. » 

Vous pouvez consulter l'article complet en cliquant ICI. La réflexion est pertinente.

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- Autre article du DEVOIR (11 janvier 2014 - Hélène Buzzetti). Le sort des espèces aquatiques confié à l’Office de l’énergie ? Ce n’est plus à Pêches et Océans de déterminer si un projet d’oléoduc affectera les milieux aquatiques. 

Ce transfert a pris la forme d’un « protocole d’entente » signé entre l’Office national de l’énergie (ONE) et le ministère (MPO) juste avant Noël, le 16 décembre dernier, et passé sous silence jusqu’ici. Comme l’indique son résumé, « en vertu de ce protocole d’entente, l’Office aura désormais la responsabilité d’évaluer les effets potentiels sur les pêches des projets de pipeline et de ligne de transport d’électricité de son ressort ». (...)

À consulter sur le site du DEVOIR, avec les réactions...

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Rimouski, le 4 mars 2014 – À l’occasion de la semaine de relâche, le Conseil régional de l'environnement du Bas-Saint-Laurent invite toute la population à prendre part à la campagne ludique de la SNAP Québec, www.monbeluga.ca, en faveur de la conservation marine au Québec.

Un constat alarmant pour les espèces marines au Québec

À l'heure actuelle, seulement 1,3 % du milieu marin québécois, où l'on trouve une biodiversité et des écosystèmes exceptionnels, est protégé. Une situation d’autant plus incompréhensible à l’heure où les objectifs internationaux visent la conservation de 10 % des zones marines et côtières, et que l’importance des aires protégées pour les communautés côtières est reconnue scientifiquement.

Les citoyens prennent les choses en main

Indignée par cette situation, la communauté de la SNAP Québec a réagi en lançant une initiative depuis quelques semaines au Québec : au lieu de confectionner des bonhommes de neige, plusieurs habitants font des bélugas de neige! Cette action ludique sert de symbole pour que les décideurs créent enfin des aires marines protégées au Québec. En partenariat avec le Conseil de l'environnement, le Réseau d’observation des mammifères marins (ROMM), et Stratégies Saint-Laurent, la SNAP Québec a créé une plateforme Web dédiée, www.monbeluga.ca, où chacun peut afficher sa photo de béluga de neige sur la carte interactive.

Le Conseil de l’environnement est heureux de participer à cette campagne et invite tous les gens qui ont à cœur le fleuve Saint-Laurent et son écosystème à fabriquer leur béluga de neige et à visiter le www.monbeluga.ca pour connaître tous les détails.   

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