À voir bientôt
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2011-02-10
EDITO FEVRIER 2011

Un ancrage pour le développement local... par Yvan Roy

La publication prochaine du livre «Le commerce et la villégiature aux 19e et 20e siècles, à Cacouna» pourrait se révéler un point d’ancrage privilégié pour notre développement local.
Les modalités de sa création sont elles-mêmes un exemple de collaboration exceptionnelle. Près de 70 personnes ont été approchées ou contactées et ont généreusement partagé souvenirs, expé-riences, témoignages, documents, photos. Plusieurs d’entre eux racontaient fièrement les prouesses de leur père, leur mère, leurs grands-parents, ou les moments les plus précieux de leur propre enfance ou adolescence. N’est-ce pas là l’occasion rêvée d’ancrer notre appartenance au milieu?
Quant au sujet traité: deux siècles de débrouillardise et d’originalité de nos prédécesseurs, parents, grands-parents, concitoyens d’hier, qui nous démontrent de multiples façons comment ils se sont adaptés aux incessants changements que leur imposaient les affluences saisonnières de touristes et de villégiateurs, avec leurs besoins particuliers. On retrouve là une mine inépuisable d’initiatives et d’imagination qui peut être des plus inspirante encore aujourd’hui.
Le couple Dionne-Pelletier a cumulé plus de 1 500 heures de recherche, compilation, rencontres, écriture, pour en arriver à l’étape de publication. Il fallait des passionnés pour réaliser ce défi. Ces heures peuvent entrer dans l’évaluation du projet, aux fins de subvention, en étant comptabilisées comme participation financière des auteurs, mais elles ne sont pas rémunérées. C’est du bénévolat-passion.
Comme ce fut le cas pour les précédentes publications: «Nelligan à Cacouna» et «Découvrir Cacouna», l’EPIK, éditeur, tente d’autofinancer ces publications en faisant appel aux subventions régionales et locales (MRC-Pacte rural, CLD, SADC, Municipalité) et en offrant aux gens du milieu divers types de partenariat (voir page 20).
La publication a un triple objectif:
1- La sensibilisation du milieu à la richesse de notre histoire et de notre patrimoine, en rendant le livre facilement accessible dans le milieu (ventes fréquentes à prix réduit, dons à la bibliothèque, à l’école, en tirage lors d’événements locaux);
2- La visibilité du milieu, en diffusant le livre hors nos murs, à diverses occasions: salons du livre, journalistes, auteurs connus, artistes, personnalités publiques, visiteurs de marque, conférenciers, ou en prix de présence lors de congrès, colloques ou animations, etc..
3- L’établissement d’un fonds pour la poursuite des projets de mise en valeur de notre patrimoine. Avec la vente des livres passés, nous avons pu compléter le financement des 4 grands panneaux d’interprétation sur les lieux-dits, que nous avions sous-évalués lors de la présentation du projet; réalisé des montages plastifiés sur diverses thématiques cacounoises, utilisables lors d’événements (colloques, congrès, lieux d’exposition); et nous avons en projet la réalisation de nouveaux panneaux d’interprétation (entre autres, sur la géologie de Cacouna, sur Nelligan à Cacouna, sur le secteur de la Rue Robichaud, sur le village vu du fleuve...), et une participation à la réfection des circuits patrimoniaux, qui prennent de l’âge...
Le nouveau conseil municipal,  devant l’ur-
gence de finaliser le projet majeur d’aqueduc-égouts, n’a pas eu d’autres choix que de concentrer son énergie dans ce projet. Nous souhaitons maintenant que, après avoir eu, de justesse, la note de passage lors de la dernière évaluation pour conserver sa candidature aux Plus beaux villages du Québec, après avoir aboli l’ancien PIIA (qui était devenu désuet et inapplicable mais qui avait servi à démontrer la volonté politique des élus à préserver leur patrimoine bâti) sans le remplacer par une autre intégration de règlement plus adaptée, ce conseil se penche sur les meilleures façons de regagner la crédibilité et la notoriété que Cacouna s’était acquises, dans la décennie d’avant fusion, en établissant ses circuits patrimoniaux, en s’associant aux initiatives culturelles du milieu (Comité socioculturel) et en définissant ses propres règles pour préserver le patrimoine bâti (PIIA).
Une réflexion est à faire, et l’occasion est belle avec ce nouveau projet. À vibrer au dynamisme de nos prédécesseurs, nous redécouvrirons peut-être le remarquable potentiel de notre milieu, avec sa verdure encore luxuriante, son fleuve, ses baies et ses plages omniprésentes, ses espaces naturels aux mille surprises...
«Qui s’y frotte s’y pique!» Laissons-nous donc contaminer, à notre tour, par l’esprit et l’énergie de ces vaillants bâtisseurs du «pays du porc-épic»?

www.journalepik.com

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